• TSUKI-WAZA

     

     SEIKEN
    Le poing de base du karaté
     

    Avant de commencer à donner un coup de poing, il est important de savoir comment le fermer correctement pour ne pas se blesser.

    Lorsque le poing est fermé nous devons avoir la sensation d’une masse pleine au bout du bras, sauf pour un emploi précis, comme par exemple le poing EAU où l’on doit sentir un vide à l’intérieur.

    Pour fermer le poing correctement, il faut ouvrir la main complètement et bien serrer les doigts, particulièrement le petit doigt qui est le plus exposé aux blessures.


    Ensuite il nous faut plier très fortement les phalangettes et les phalangines


    A présent plions de la même manière les phalanges pour bien sentir le bout des doigts entrer dans la partie charnue de la paume de la main


    Ce n’est qu’après avoir suivi ces étapes que l’on pliera le pouce afin qu’il enserre l’index et le majeur.


    Voilà à présent vous savez fermer votre poing.







     CHOKU-ZUKI
    Le coup de poing direct
     

    Le coup de poing direct, comme son nom l’indique est un coup de poing qui tend à suivre au maximum la ligne droite pour atteindre de face la cible se trouvant en face de l’axe médian du corps. La ligne droite étant le plus court chemin entre deux points.


    Nous constatons que si la pomme cible se trouve bien dans l’axe médian du corps, la main, si le bras suit comme trajectoire la ligne droite, va se trouver décaler de la pomme d’environ <st1:metricconverter productid="30 cm" w:st="on">30 cm</st1:metricconverter> (suivant le gabarit de chacun).

    <o:p> </o:p>

    Pour atteindre la pomme le bras va devoir suivre une ligne diagonale pour rejoindre la ligne médiane du corps.


    Se faisant en suivant cette trajectoire, la distance par rapport à la ligne droite idéale partant de la ligne médiane du corps, va être augmentée.


    Nous constatons un écart de <st1:metricconverter productid="4 cm" w:st="on">4 cm</st1:metricconverter>, mais surtout nous constatons que la cible sera touchée non de face, mais en diagonale.


    Or nous avons vu que le coup de poing direct est un coup de poing qui tend à suivre au maximum la ligne droite pour atteindre de face la cible se trouvant en face de l’axe médian du corps.

    Comment procéder pour arriver à ce résultat ?

    Tout simplement en raccourcissant la diagonale pour atteindre la ligne droite face à la ligne médiane du corps.


    Avec cette méthode nous augmenterons un peu la distance,


    Pendant cette trajectoire idéale pour atteindre la cible, le poing, au départ, se trouvant en supination sur le coté du corps, nous ajouterons une rotation en pronation du poing de 180°, pour atteindre  la cible paume de la main dirigée vers le bas.



    Avant de passer à des exercices d’apprentissage du Choku-Zuki (coup de poing direct), quelques précisions s’imposent.





    ATTENTION


    Le bras ne doit pas être en hypertension à la fin de l’exécution du coup de poing, d’abord pour une question de préservation de vos articulations et ensuite parce que d’un point de vue biomécanique, un muscle a un maximum d'efficacité lorsqu'il n'est ni trop allongé, ni<o:p></o:p> trop raccourci. C'est dans sa position intermédiaire que le muscle est capable de mettre en jeu un maximum de ponts chimiques entre les filaments d'actine et de myosine qui le composent. La force exercée par le tendon du triceps par rapport à l'articulation du coude est optimale en légère flexion du coude, et non en hyperextension. <o:p></o:p>

    Lorsque votre coude est en hyperextension, le triceps est fortement contracté, de ce fait le biceps se contracte aussi pour compenser la contraction du triceps, or cette contraction du biceps rend le bras plus fragile au pliage.<o:p></o:p>

    Voyons à présent le côté neurologique de l'histoire. Sans influx nerveux, un muscle est flasque, sans tonus. Il existe une boucle réflexe simple, la plus simple de l'organisme, entre les récepteurs à l'étirement situés dans les muscles (les fuseaux neuro musculaires), la moelle épinière et les muscles. Étant simple, cette boucle est aussi la plus rapide : le moindre étirement du muscle est contrecarré par une contraction réflexe puissante et quasi instantanée. C'est cette boucle réflexe que le médecin explore lorsqu'il frappe sur le tendon sous la rotule du genou. Notre système nerveux supérieur inhibe en permanence cette tendance au spasme musculaire en agissant sur les neurones des boucles dans la moelle et aussi directement sur les fuseaux neuromusculaires. Chez une personne hémiplégique par destruction des aires motrices du cortex cérébral (donc de l'étage supérieur), les muscles deviennent hypertoniques par perte des voies corticales inhibitrices du tonus.<o:p></o:p>

    Donc, un muscle connecté à une moelle épinière libérée des influences inhibitrices du cortex a comme caractéristique de maintenir sa longueur stable, en luttant puissamment et rapidement contre toute tentative d'allongement.<o:p></o:p>

    Nous voyons donc que la puissance de notre bras réside dans le fait qu'il faut laisser un réflexe inférieur jouer en cessant de l'inhiber avec notre cerveau, et non utiliser une action volontaire qui passe par les centres supérieurs et fait des dizaines de relais entre les neurones. Si je fais confiance à ma moelle épinière pour maintenir mon articulation dans une position donnée, elle le fera, car c'est sa fonction.<o:p></o:p>

    En d'autres termes, plus JE VEUX garder mon bras droit, moins j'y arrive, car j'utilise mon cortex dans l'acte volontaire. Si au contraire je laisse mon corps faire, il y parviendra sans effort.

    PS: Cet avertissement est également valable pour l'articulation du genoux.
    <o:p></o:p>


  • Commentaires

    1
    casartsmartiaux
    Lundi 26 Mai 2008 à 01:45
    Merci Sensei pour ces explications.
    De la part de Julia
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