• KYOKUSHINKAI le karaté de l'ultime vérité


    L'ECOLE DE L'ULTIME VERITE


    Masutatsu (Mas) Oyama Sosaî

                       Le Kyokushin ou Kyokushinkai est un style de karaté, fondé par Masutatsu Oyama Sosaî, de son véritable nom Choi Young–i. Le premier Dojo Kyokushinkai est créé dans un quartier de Tokyo en 1953. C'est Shihan Bobby Lowe qui exporte pour la première fois le Kyokushinkai en dehors du Japon, avec l'ouverture d'un Dojo à Hawaï. 1964 voit l'ouverture du premier Honbu Dojo, et c'est en fait seulement à cette date que Masutatsu Oyama Sosaî donne à son style le nom de Kyokushinkai.

    Kyokushinkai signifie en japonais l' « école de la vérité ultime ». Développé par Masutatsu Oyama Sosaî, à partir des techniques coréennes du Taekkyun et du karaté japonais, le Kyokushin est un Jissen karaté (un karaté de contact), qui met l'accent sur l'efficacité en combat réel.
    Masutatsu Oyama Sosaî a d'ailleurs lui–même, à l'occasion de démonstrations de combat, combattu et mis à mort des taureaux, sans arme ni protection.

    Au Japon, puis à travers le monde,
    Masutatsu Oyama Sosaî a su faire connaître le Kyokushin avec de nombreux ouvrages. Masutatsu Oyama Sosaî est devenu de son vivant une véritable légende. Il a créé un style qui a la réputation d'être la forme "dure" du Karaté do. Les combats se déroulent avec contact et frappe réelle. La casse et l'endurance servent aux élèves à se tester ; kihon et kata restant bien évidement les outils de base du pratiquant.

    Pour les plus endurcis de ses karatékas,
    Masutatsu Oyama Sosaî a établi une épreuve que chacun peut présenter quand il le désire – Hyaku Nin Kumité – l'épreuve des 100 combats.

    La calligraphie japonaise du mot Kyokushinkai est reproduite sur le Dogi des membres de ce style de karaté dans le monde entier. Ces caractères ont été originellement peints par Haramotoki Sensei, grand maître de calligraphie et ami de
    Masutatsu Oyama Sosaî.

    Masutatsu Oyama Sosai

    Fondateur du Kyokushinkaikan

    Il est le fondateur du karaté Kyokushin. Il est né le 27 juillet 1923 en Corée du Sud dans un petit village nommé Kimje. Il se nommait Yong-I Choi. Lorsqu’il émigra au Japon, il changea son nom pour Oyama qui signifie <<great mountain>>.

    Très jeune, il est envoyé chez sa sœur, en Chine. Ainsi, dès l’âge de 9 ans, il y commence ses études en arts martiaux. Son professeur est un homme qui travaille à la ferme de sa sœur. Il lui enseigne le Kempo.

    À 12 ans, il retourne vivre quelques années en Corée ou il étudie le kempo coréen (plus souvent appelé Taiken ou Chabi). Il revient au Japon, où il étudie à l’université de Takushohu. Pendant ces années d’étude, il prend des cours de judo et surtout des cours de karaté Shotokan, avec Gishin Funakoshi, le père du karaté moderne. En style shotokan, il atteint le niveau de nidan (ceinture noire, deuxième dan) à l’âge de 17 ans et celui de yondan (ceinture noire, quatrième dan) à 20 ans. Il progresse tout aussi rapidement en Judo et atteint sa 4e dan en seulement 4 ans.

    Il entre au service de l’armée et participe à la seconde guerre mondiale. La défaite de son pays l’atteint passablement. À cette époque, il rencontre maître So Nei Chu, grand maître du Goju-Ryu, qui l’encourage à poursuivre sa quête de vérité à travers la voie des arts martiaux. Ce dernier lui suggère d’entraîner, durant 3 ans, son corps ainsi que son esprit dans un endroit reclus.

    Sosai Oyama accepte le conseil et quitte la civilisation pour se diriger vers le mont Minobu. Il est âgé de 23 ans. Il ne prend avec lui que le livre relatant les exploits Miyamoto Musashi (grand samouraï) et pour seul compagnon Yashiro. Cet étudiant s’enfuit après 6 mois.

    Afin de pouvoir mieux résister à l’envie de revenir à la civilisation, So Nei Chu lui écrit ses encouragements et lui suggère de se raser un sourcil. Il mettra fin à sa retraite après 14 mois. Il obtient le titre de champion du First Japanese National Martial Arts, il était âgé de 24 ans.

    Il part pour une seconde retraite, cette fois-ci sur le mont Kiyozumi. Il s’y entraîne 12 heures par jour, sans journée de repos. En plus, il poursuit des études sur le zen, les anciens arts martiaux et la philosophie. Il maintient ce mode de vie durant 18 mois. Après cette période, il sait qu’il a atteint le plein contrôle de sa vie.

    En 1950, il débute les démonstrations de son savoir. Il se bat contre des taureaux. Il le fait 52 fois. Il en tue même 3 sur le coup, les autres ont les cornes coupées par le tranchant de sa main. À partir de 1952, il fait des démonstrations aux États-Unis et un peu partout à travers le monde. En 1957, au Mexique, il a une blessure quasi fatale qui exigera une convalescence de 6 mois.

    Il se bat contre 270 adversaires différents. La plupart sont battu par un seul coup de poing. La majorité des combats ne dure que quelques secondes. Il y a des exceptions mais le combat n’excède jamais 3 minutes.

    Le principe du combat est simple : lorsqu’il frappait un membre de son adversaire, il le brisait. Si son adversaire bloquait un coup vers les côtes, son bras était cassé, s’il n’avait pas réussi son bloc, ses côtes étaient fracturées. Cela valu à Mas Oyama le nom de <<Godhand>> (main de Dieu). Une phrase lui est attribuée par les siens : <<Ichi geki, Hissatsu>> qui se traduit par << d’un coup, la mort est certaine>>.

    C’est en 1953 que Mas Oyama ouvre son premier dojo. Il est en plein air. En 1956, il inaugure son premier local, une ancienne école de ballet. L’année suivante, le premier dojo à l’extérieur du Japon est ouvert. Il est fondé par Shihan Bobby Lowe, à Hawaii.

    Le kyokushin est présent dans 123 pays maintenant et compte plus de 16 millions de karatékas. C’est l’un des styles de karaté les plus populaires.

    Malheureusement, Sosai est décédé le 26 avril 1994, d’un cancer du poumon. Il était âgé de 70 ans. Cela entraîna des divisions profondes parmi les anciens élèves de Mas Oyama. Certains demeurèrent plus ou moins longtemps au sein de l’organisation originale (Organisation internationale du Kyokushin IKO). Parmi ceux ayant quittés, quelques uns finirent par créer leur propre organisation.

    Certains prétendent que cette discorde aurait été prévue par Sosai dans le but que son œuvre ne puisse se poursuivre sans lui.


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