• HACHIMAKI (Bandeau)

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               Hachimaki (bandeau). Bandeau de coton noué autour du front. Ces bandeaux, d’usage exclusivement masculin ont une fonction extrêmement importante dans la société japonaise traditionnelle. Aujourd’hui, la fonction symbolique des hachimaki apparaît de façon extensive dans les mangas (les héros combattants), et est indissociable de la mythologie étudiante ainsi que de la mythologie de la lutte politique, et d’une façon générale de tout le code viril.<o:p></o:p>

    Les paysans, les préparateurs de sushi ou de râmen (nouilles chinoises), les serveurs dans les nomiya (établissements bon marché "bouffe et sake") et les employés du bâtiment, portent un hachimaki pour ne pas être gênés par la transpiration qui pourrait leur couler dans les yeux, et est un symbole de leur ardeur au travail. C’est dans cette fonction que le hachimaki apparaît dans Dogra Magra, puisque le paysan surnommé Hachimaki parviendra à faire fortune littéralement "à la sueur de son front".<o:p></o:p>

    Les hachimaki étaient également portés par les guerriers sous leur heaume ou casque, là encore pour arrêter la transpiration, mais aussi pour que le système d’attache du heaume ou du casque ne blesse pas le front ou le cuir chevelu. C’est la raison pour laquelle les pratiquants du kendô (art du sabre) ceignent un hachimaki avant de fixer leur heaume. Bien entendu, dans cette fonction, le hachimaki devient un symbôle de valeur guerrière et de l’esprit du samurai.<o:p></o:p>

    Les hachimaki ont également depuis la plus haute antiquité tenu un rôle important dans les rituels du shamanisme japonais (et même de toute l’Asie du nord). Des idéogrammes ou des signes magiques y sont tracés pour chasser les esprits, ce qui est à rapprocher des pratiques magiques consistant à tracer des signes sur la tête et le corps.<o:p></o:p>

    C’est cette origine shamanique et rituelle qui explique la survivance aujourd’hui des hachimaki "écrits" : les plus célèbres sont les hachimaki marqués du hinomaru (le rond rouge symbolisant "la rotondité du soleil") flanqué des caractères kami et kaze ("dieu" et "vent", "vent divin", donc) des bataillons spéciaux d’attaque de la guerre du Pacifique.<o:p></o:p>

    Ces bandeaux marqués "kamikaze" ne sont de nos jours prisés que par les étrangers, les Japonais trouvent ça plutôt ridicule ou en ont honte. Mais beaucoup plus communs sont les bandeaux marqués "gôkaku" (réussir à un examen) portés par un étudiant en période de révisions avant un examen, ou "hisshô" (jusqu’à la victoire), portés par des grévistes, des candidats aux élections, ou des citoyens en procès contre l’administration.<o:p></o:p>

    Les hachimaki sont donc un symbole de volonté, de détermination, de courage. Ceindre un hachimaki, c’est un peu comme chez nous "se retrousser les manches", mais en beaucoup plus fort. Celui qui ceint un hachimaki ne pense plus qu’à son but, fait passer famille et amis au second plan, et ne "raccrochera" pas avant de l’avoir atteint (en principe, du moins).<o:p></o:p>

    J’oubliais la fonction la plus courante du hachimaki, au moins en quantité : les hachimaki sont portés par tous (c’est le seul cas je crois où les femmes le portent) les participants à une fête votive, en particulier ceux qui "secouent le mikoshi", c’est à dire le temple portatif qui fait le tour du village ou du quartier à dos d’homme. Ces hachimaki sont généralement des tortils de deux couleurs aux couleurs du temple de la communauté. Ils sont là plutôt symboles de cohésion sociale et de la volonté individuelle de chacun mise au service de tous.<o:p></o:p>

    Ce symbole de l’homme viril dédiant toute son énergie mentale à une cause est encore assez vivant pour qu’un homme politique en vue ceignant un hachimaki pour partir en campagne suffise pour constituer un sujet aux informations télévisées (attention : je n’ai pas dit que ce genre de cirque était pris au sérieux par qui que ce soit).<o:p></o:p>

    Pour terminer, un petit exemple d’étymologie sauvage : le radical "hachi", avant de désigner le crâne (hachimaki = bandeau autour du crâne), désigne un pot ou un vase creux en terre cuite. Or comme chacun sait le mot "tête" en français vient d’un mot de l’argot des soldats romains "testa", qui désignait un genre de petit pot de terre cuite pouvant contenir du vin... Il est toujours amusant de constater que certaines métaphores dépassent les civilisations.<o:p></o:p>

    photo : le hachimaki d’un musicien, joueur de taiko (tambour), l’instrument viril par excellence.<o:p></o:p>

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    http://dogramagra.shunkin.net/article.php3?id_article=19


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